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jeudi 29 janvier 2009

Les défaites motivantes


Tout récement, je suis allé au Jeune Conseil de Montréal. J'ai présenté une politique pour réduire la consommation de déchêts recyclables sur le territoire montréalais.

J'ai eu beaucoup de problèmes lors de la préparation du projet, car il devait être ''débattable''. Ma première idée était de faire un projet pour faire de Montréal, une ville plus technologique. Ce qui ne fut pas accepté. J'ai dû revenir à l'écriture pour élargir le projet et le rendre plus controversé.

Rendu en chambre, le projet reçut un tas d'amendements et fut grandement critiqué à tel point que je n'en revenais pas. 90% des participants étaient contre! Que faire, je suis au plancher, la critique est forte et j'ai tellement de points sur lesquels je suis attaqué que je ne sais pas comment je vais démeller tout ca. Heureusement, nous un break de 1h30 pour le dîner au Pub St-Paul. Je me sentais comme un boxeur qui vient de se faire ramasser au tapis et qui fut sauvé par la cloche. Patrick Allard (le gourou du Jeune Conseil) agit comme coach. Avec les gens autour de moi, je donne des idées et reçoit des commentaires pour mon retour. Ma tête bouillonne et je vais devoir montrer mes talents d'orateur si je veux faire tourner le vent de mon côté. Lundi et mardi passés, j'ai suivi la formation de Dale Carnegie pour faire des présentations à haut impact, alors je devais montrer ce que j'avais appris.

Je reviens en chambre avec prestance, malgré mon sentiment de défaite et j'espère avoir assez de courage pour faire passer mon message. Mon 10 minutes commence. Je commence avec un ton à la Bill Clinton ''J'ai pris connaisance de vos critiques et de vos idées et je m'engage à améliorer le projet''. Un espèce de mea culpa qui me permet d'ouvrir les oreilles des conseillers. Ceci étant dit, je passe en mode Martin Luther King, points par points, regard par regard, je contre-argumente tous les points. Je fais passer au ridicule certaines croyances comme le fait que le wifi donne le cancer haha (J'en reviens pas que les gens pensent encore cela). J'enchaîne sur l'avenir des générations et conclu sur un ton à la Abraham Lincoln qui ramène à la prise d'action immédiate.

Finalement, le projet n'a pas passé. Je fut applaudi pour l'effort, mais j'étais triste de cette défaite. C'est pas facile, de passer au travers, mais bon, ça ma donné une claque en pleine figure. Depuis un bon bout de temps, tout roule comme sur des roulettes et la dernière défaite était arrivée il y a un bon moment déjà. Je m'étais laissé aller et j'avais perdu ma flamme. Je remercie les personnes qui m'ont défendu durant le débat, ça m'a remonté le moral et c'est la raison pourquoi je me suis relevé. Il y a des amis qui m'ont déçu de ne pas m'avoir aidé alors que j'en avait besoin. Pourtant, je suis le premier qui n'hésite pas à aider ses amis à réussir surtout quand ça va mal. Je crois que la tristesse venait vraiment de cet évènement plutôt que de juste avoir perdu le projet. Si tous mes amis m'auraient défendu, je ne crois pas que j'aurais eu ce sentiment.

Je sais que ces personnes n'ont pas fait cela méchamment et qu'il se sont tenus à leur position initiale, mais je me pose tout de même la question à savoir s'ils n'auraient pas été mieux de me supporter malgré leurs positions de départ.

C'était une simulation, alors la réussite ou la défaite n'a pas de valeur réelle, mais je crois que l'amitié et l'entraide se créent, se développent et peuvent parfois se déteriorer lors d'événements comme celui-ci.

mardi 13 janvier 2009

Le retour au travail

Je reviens d'une semaine à Punta Cana. Ah le soleil :)

C'est toujours difficile les premières journées lorsque nous revenons au froid avec le stress quotidien. On reprend le ''beat'' puis on recommence à travailler. Dans mon cas, je revenais vendredi soir et le samedi matin je devais donner une conférence à Drummondville. Ce fut tout un défi!

Les professionnels sont souvent confrontés aux explois que nos clients ou employeurs nous demandent ''last minute''. Notre capacité d'adaptation est mise à l'épreuve de façon quotidienne. Nous devons aimer ces défis, car sinon notre vie n'est pas trop sympa.

Un truc que je peux donner pour le retour à la réalité c'est de reprendre ses habitudes normales du coucher. Dans votre cas, ça peut être de regarder les nouvelles de 23h00 puis d'aller se coucher ou bien de lire un roman policier puis de s'endormir avec le livre sur le visage. Peu importe vos habitudes, l'important c'est que votre corps retombe dans son état de travail. Je ne préconise pas le café matinal, mais si vous en avez besoin, faites-le.

Est-ce que vous avez pris des vacances durant la période des fêtes?

Comment fut le retour au quotidien?

Est-ce que vous avez des trucs pour se remettre dans le ''beat''?